En bref

La SOUNDBOKS Mix est une enceinte solide et qualitative, endurante et facile à apprécier dehors, particulièrement intéressante pour les musiciens qui veulent jouer amplifiés – à condition de prévoir une petite interface audio portable pour connecter tout ça. Si c’est uniquement pour faire tourner des accompagnements et des chansons, le Bluetooth suffit et fonctionne impeccablement.

J’avais envie d’emmener mes improvisations au ukulélé sur les routes normandes. Pas pour transformer le trottoir en festival : simplement pour jouer avec mes accompagnements loin d’une prise électrique. J’ai donc emporté la SOUNDBOKS Mix. Voici mes impressions et mes conseils aux musiciens qui découvrent les enceintes sur batterie.

Jouer dehors, sans couvrir tout le quartier

J’ai aimé pouvoir m’installer là où l’inspiration venait. La Mix permet d’entendre agréablement son accompagnement dehors, sans forcément pousser le volume. Le long de la Seine, quelques passants se sont montrés intrigués. Comme je ne jouais pas trop fort, l’accueil est resté sympathique. Faire de la musique dehors ne signifie pas imposer sa playlist aux autres. Mais ça peut, et cela sans difficulté pour cette enceinte!

La vidéo ci-dessus accompagne cette sortie. Gardez simplement à l’esprit qu’un enregistrement ne reproduit pas exactement le son entendu près de l’enceinte. Je raconte ici un usage concret, pas un résultat garanti en toutes circonstances.

Le son : des basses généreuses, mais un réglage utile

À la première écoute, j’ai trouvé la Mix assez chargée dans les graves. Pour une soirée, ce caractère peut être plaisant. Avec un ukulélé, j’aime mieux entendre le claquant des cordes et leurs nuances. C’est une question de goût : faire danser des amis et accompagner un instrument acoustique demandent des réglages différents.

Mon conseil : installez l’application SOUNDBOKS pour jouer avec l’enceinte. Elle permet d’ajuster l’égalisation, c’est-à-dire l’équilibre entre graves, médiums et aigus. Nul besoin d’être ingénieur du son : un réglage neutre constitue déjà une bonne base. Je le préfère au rendu très grave du réglage initial.

Pour diffuser des morceaux entre amis, il suffit de connecter son téléphone en Bluetooth. Ce double usage me plaît : enceinte de fête d’un côté, partenaire de répétition de l’autre, avec un peu de matériel supplémentaire.

Ukulélé, iRig et GarageBand : comment je m’organise

Point important : la Mix n’est pas un ampli pour instrument classique. Elle possède une entrée auxiliaire mini-jack de 3,5 mm, mais pas d’entrées séparées avec réglages dédiés au ukulélé et au micro. Pour amplifier mon ukulélé tout en diffusant mes accompagnements, une interface mobile de type iRig devient précieuse.

Petit détail à ne pas oublier si vous débutez : un ukulélé purement acoustique, sans prise jack, ne se branche pas directement dans une iRig. Il faut d’abord un micro ou un capteur adapté. Et une interface audio ne remplace pas la batterie de l’enceinte : elle sert à faire entrer, traiter et ressortir le son.

Le branchement demande une première mise au point : mon ukulélé muni d’une sortie adaptée va vers l’iRig, relié à l’iPad ; le son mixé repart ensuite vers l’entrée mini-jack de la SOUNDBOKS. Avec GarageBand, je joue sur mes pistes, crée des boucles et improvise par-dessus mes idées. Quel plaisir de pouvoir ainsi « jouer avec moi-même » sans installer tout un studio !

L’iRig Pro I/O est une interface compacte intéressante ici. Vérifiez les prises de votre iPad, prévoyez le câble reliant la sortie casque de l’interface à la Mix et activez l’écoute dans GarageBand si nécessaire. Pour jouer en direct, mieux vaut cette liaison filaire que le Bluetooth : un décalage entre les doigts et le son devient vite gênant. Perso, j’utilise le modèle à deux entrées (lien plus bas).

On peut aussi remplacer le câble entre le ukulélé électroacoustique et l’iRig par un système sans fil comme le Harley Benton AirBorne. Son récepteur se branche à l’entrée instrument du iRig: ce n’est pas du Bluetooth vers la SOUNDBOKS. Une liberté agréable, mais pas indispensable.

Transport, coins protégés et autonomie en balade

La Mix n’est pas une enceinte qu’on oublie dans un sac. À environ 9,7 kg, elle reste transportable, pour les gars comme pour les filles, mais après une longue marche, on apprécie de pouvoir la poser ! Mieux vaut anticiper son trajet. La poignée bien pensée aide, sans faire disparaître le poids.

J’ai apprécié sa conception robuste. Les protections arrondies aux quatre coins semblent faites pour amortir les petits chocs des déplacements et des fêtes. On sent un objet pensé pour l’extérieur, sans que cela autorise pour autant à le maltraiter ou à l’exposer à toutes les intempéries.

Pour la batterie, j’adore pouvoir vérifier la charge avec le bouton marqué d’un éclair. Les cinq voyants se consultent sans application. Après plusieurs heures à jouer, il restait encore deux voyants sur cinq. C’est mon expérience, pas un test d’autonomie standardisé : tout dépend du volume et des réglages. Sans pousser constamment le son au maximum, elle tient longtemps.

À qui je la conseillerais, et quelques pistes à explorer

Pour débuter, lancez un accompagnement en Bluetooth et jouez acoustiquement par-dessus : c’est amusant, sans configuration compliquée. Pour amplifier votre ukulélé, essayer des effets ou utiliser vos arrangements GarageBand, l’interface audio devient intéressante. Les musiciens plus avancés y trouveront aussi de quoi inventer des séances nomades.

Mes deux réserves : le poids sur une longue balade et les câbles à préparer. Ce n’est pas l’équivalent d’un mini-ampli « je branche et je joue ». Pour alterner musique partagée, improvisation et accompagnements personnels, je lui trouve pourtant une vraie utilité.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici quatre références à considérer selon leurs besoins, sans qu’aucune soit indispensable à cette expérience. Une batterie SOUNDBOKS supplémentaire peut intéresser les amateurs de très longues sorties, à condition de vérifier la compatibilité avec leur enceinte.

Avec l’iRig Pro Duo I/O, on peut envisager deux sources d’entrée : une piste à explorer si l’on souhaite enregistrer ou mélanger davantage qu’un seul instrument.

La SOUNDBOKS 4 s’adresse plutôt aux personnes qui recherchent une enceinte plus imposante, avec davantage de possibilités de branchement pour des usages musicaux.

Enfin, la SOUNDBOKS Rider mérite un regard si l’encombrement et le poids sont vos premières préoccupations : elle appartient à une autre catégorie de format, plus compact.

De mon côté, je retiens surtout la joie très simple de pouvoir sortir avec un ukulélé, retrouver mes morceaux sur l’iPad et improviser au bord de l’eau sans chercher une prise. La Mix n’efface pas toute la préparation technique, mais une fois le montage compris, elle laisse une belle place à la musique. Et finalement, c’est bien cela que j’attendais de cette balade.

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